Accueil · Fiches de révision · SVT

L'action humaine sur l'environnement et les risques

Mesurer l'empreinte de nos choix sur la planète, et comprendre comment on limite les dégâts.

SVTCollège3e

Une bouteille en plastique jetée sur la plage met environ 450 ans à se dégrader. Tu n'as même pas
fini ta gorgée qu'elle a déjà commencé sa carrière de déchet. 🌊

Partager :

C'est quoi le délire ?

Les activités humaines modifient les écosystèmes : pollution de l'air, de l'eau et des
sols, destruction des habitats (déforestation, bétonisation), surexploitation des espèces,
introduction d'espèces invasives, changement climatique. Résultat : une **érosion de la
biodiversité** rapide, la plus forte depuis très longtemps.

À côté de ça, la Terre présente des risques naturels (séisme, éruption, inondation, tempête,
mouvement de terrain). Pour les analyser, on croise deux notions : l'aléa (le phénomène
possible et sa probabilité) et l'enjeu (ce qui peut être touché : population, bâtiments,
activités). Le risque naît de la rencontre des deux.

Face à un risque, il y a la prévention (informer, interdire de construire en zone dangereuse,
former aux bons gestes) et la protection (digues, normes parasismiques, systèmes d'alerte).

La formule magique

  • RISQUE = ALÉA × ENJEU
  • Aléa = le phénomène possible (séisme, crue) ; Enjeu = ce qui est exposé (habitants, biens)
  • Un aléa fort sans enjeu (désert inhabité) → risque faible
  • Impacts humains majeurs : pollutions, destruction des habitats, surexploitation,

espèces invasives, changement climatique

  • Prévention = réduire l'exposition et informer (plans de prévention, alertes, exercices)
  • Protection = aménagements et normes (digues, constructions parasismiques)
  • Actions positives : aires protégées, corridors écologiques, agriculture moins intensive,

restauration des milieux

On teste sur un exemple

Deux villes, un même séisme de magnitude 7.

  • Ville A : construite en zone sismique, bâtiments aux normes parasismiques, population

formée, alerte fonctionnelle → aléa fort, enjeu fort, mais vulnérabilité réduite : peu de victimes

  • Ville B : même magnitude, bâtiments non renforcés, aucune information de la population →

effondrements massifs, bilan lourd

Conclusion : on ne peut pas empêcher un séisme, mais on peut réduire énormément le risque.
Le phénomène est naturel ; les conséquences, elles, dépendent largement de nos choix.

Le piège classique

Ne confonds pas aléa et risque. Un volcan qui entre en éruption au milieu de l'océan, loin
de tout, est un aléa fort mais un risque quasi nul : aucun enjeu. Le risque n'existe que
s'il y a quelque chose ou quelqu'un à perdre. Autre piège : un « recul » de la biodiversité, ce
n'est pas seulement la disparition d'espèces célèbres — c'est aussi la chute du **nombre
d'individus** dans des espèces communes, insectes en tête.

L'astuce pour retenir

« Pas d'enjeu, pas de risque. » Et pour agir : « On ne supprime pas l'aléa, on réduit
l'enjeu et la vulnérabilité. »

Teste-toi

Réponds sans regarder la fiche — 0/3

1. Le risque correspond à…

2. Une éruption volcanique dans une zone totalement inhabitée représente…

3. Construire des bâtiments aux normes parasismiques relève…

Ça coince encore ? Un formateur de svt te l’explique en vrai, à ton rythme, en visio.Trouver un formateur

Dans la même matière

← Toutes les fiches