Accueil · Fiches de révision · Français

Les subordonnées : relative, complétive, circonstancielle, interrogative indirecte

Quatre subordonnées, quatre signatures : apprends à les reconnaître et la question de grammaire du brevet devient un cadeau.

FrançaisCollège3e

Les subordonnées, c'est comme les rôles dans une équipe : chacune a un poste précis dans la phrase.
Trouve le poste, tu as la réponse. 🎽

Partager :

C'est quoi le délire ?

Une subordonnée dépend d'une autre proposition. Ce qui la classe, c'est son mot introducteur
et sa fonction.

  • Relative : introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel). Elle complète un

antécédent (un nom ou un pronom) → fonction : complément de l'antécédent (épithète).

  • Conjonctive complétive : introduite par la conjonction que. Elle complète un verbe

→ fonction : le plus souvent COD.

  • Conjonctive circonstancielle : introduite par une locution conjonctive (quand, parce que,

bien que, pour que, si…) → fonction : complément circonstanciel (temps, cause, but, condition,
concession…).

  • Interrogative indirecte : introduite par si, ce que, où, quand, comment, pourquoi, qui,

après un verbe de question ou de pensée → fonction : COD.

La règle d'or

  • Antécédent juste avant le mot introducteur → relative. Pas d'antécédent → autre chose.
  • Après dire, penser, savoir, croire + que → complétive COD.
  • Le subordonnant exprime une circonstance → circonstancielle : nomme la nuance (temps, cause, but…).
  • Interrogative indirecte : jamais de point d'interrogation, jamais d'inversion du sujet.

On teste sur un exemple

« Le professeur demande où nous avons rangé le dossier qui manquait. »

  1. Principale : Le professeur demande.
  2. où nous avons rangé le dossier : après le verbe demande, sans « ? » ni inversion

→ subordonnée interrogative indirecte, COD de « demande ».

  1. qui manquait : qui a pour antécédent le dossier → subordonnée relative,

complément de l'antécédent « dossier » ; qui y est sujet de manquait.

Le piège classique

Le mot que. S'il a un antécédent et une fonction dans la subordonnée (COD, attribut),
c'est un pronom relatif. S'il ne fait qu'introduire, c'est une conjonction.
« Le film que j'ai vu » (relatif, COD de j'ai vu) ≠ « Je sais que tu mens » (conjonction).
Deuxième piège du brevet : écrire « Je me demande où est-il ». Faux → « Je me demande où il est ».

L'astuce pour retenir

« Pas d'antécédent, pas de relative. » Puis : « Je supprime la subordonnée ; si le verbe perd son
complément d'objet, c'est une complétive ou une interrogative indirecte. »

Teste-toi

Réponds sans regarder la fiche — 0/3

1. Dans « J'ignore quand il reviendra », la subordonnée est…

2. Dans « La ville où je suis né a changé », la subordonnée est…

3. « Bien qu'il soit tard, nous continuons » : la subordonnée exprime…

Ça coince encore ? Un formateur de français te l’explique en vrai, à ton rythme, en visio.Trouver un formateur

Dans la même matière

← Toutes les fiches