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Les subordonnées circonstancielles

Quatre petites conjonctions pour dire quand, pourquoi, avec quel résultat et dans quel but — et tes phrases changent de niveau.

FrançaisCollège4e

Tu racontes ta journée : « Je suis rentré parce qu'il pleuvait, si bien que j'ai raté le bus. » Sans t'en rendre compte, tu viens d'empiler deux subordonnées circonstancielles. Reste à savoir les nommer. ⏱️

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C'est quoi le délire ?

Une proposition subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination (ou une locution conjonctive : parce que, pour que…). Elle possède son propre verbe conjugué et elle complète la proposition principale en donnant une circonstance : le moment, la raison, le résultat, l'objectif.

Deux tests imparables : elle est déplaçable et souvent supprimable. Si ça marche, c'est bien un complément circonstanciel de phrase.

La règle d'or

  • Temps : quand, lorsque, dès que, pendant que, après que → indicatif. Mais avant que, jusqu'à ce que, en attendant que → subjonctif.
  • Cause : parce que, puisque, comme, étant donné que → indicatif.
  • Conséquence : si bien que, de sorte que, tellement… que, si… que → indicatif.
  • But : pour que, afin que, de peur que → toujours le subjonctif.
  • Repère logique : la cause vient avant, la conséquence vient après, le but n'est pas encore réalisé.

On teste sur un exemple

« Comme le train avait du retard, Léa a couru si vite qu'elle est arrivée à l'heure. »

  1. Le verbe noyau, c'est a couru → principale : « Léa a couru si vite ».
  2. « Comme le train avait du retard » : conjonction comme, verbe avait → subordonnée circonstancielle de cause, à l'indicatif.
  3. « qu'elle est arrivée à l'heure » : annoncée par si… que, verbe est arrivée → subordonnée circonstancielle de conséquence, à l'indicatif.

Résultat : une principale + une cause + une conséquence dans une seule phrase.

Le piège classique

« Après que » se construit avec l'INDICATIF. On écrit « après qu'il est parti », et non « après qu'il soit parti », même si tout le monde le dit. C'est avant que qui réclame le subjonctif : « avant qu'il soit parti ».

Autre piège : pour que ne supporte jamais l'indicatif. « pour qu'il vienne », jamais « pour qu'il vient ».

L'astuce pour retenir

« Le but n'est pas encore atteint : il reste au subjonctif. La conséquence, elle, a déjà eu lieu : indicatif. »

Teste-toi

Réponds sans regarder la fiche — 0/3

1. Dans « Il travaille pour que ses parents soient fiers », la subordonnée exprime…

2. Après la locution « après que », on emploie…

3. « Puisque tu insistes, je viens. » La subordonnée est une circonstancielle de…

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