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Les paroles rapportées

Trois façons de rapporter ce que quelqu'un a dit — et zéro faute de concordance.

FrançaisCollège4e

Ton pote t'a dit un truc. Tu peux le citer mot pour mot, le résumer, ou le glisser dans ton récit sans prévenir. Trois techniques, trois effets. Les écrivains jonglent avec les trois. 💬

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C'est quoi le délire ?

Rapporter des paroles, c'est faire entrer la voix d'un personnage dans un récit. Selon la forme choisie, tu entends la voix brute ou filtrée par le narrateur. Quatre formes existent ; trois sont à maîtriser en 4e.

La règle d'or

  • Discours direct : paroles citées telles quelles, entre guillemets ou après un tiret, avec un verbe de parole (souvent en incise : dit-il, murmura-t-elle). Temps et personnes d'origine conservés. Effet : vivant, on entend le personnage.
  • Discours indirect : paroles intégrées dans une subordonnée introduite par que, si, ce que, pourquoi. Plus de guillemets. Il faut adapter :
  • les personnes : je → il/elle
  • les temps (concordance, si le verbe introducteur est au passé) : présent → imparfait, passé composé/passé simple → plus-que-parfait, futur → conditionnel présent
  • les repères : aujourd'hui → ce jour-là, hier → la veille, demain → le lendemain, ici → là
  • Discours indirect libre : ni guillemets, ni subordonnée. On garde les temps et les personnes de l'indirect, mais le rythme, les exclamations et le vocabulaire du direct. Les voix du narrateur et du personnage se mélangent. Très utilisé par Flaubert, Maupassant et Zola.
  • Discours narrativisé : les paroles sont seulement résumées (il raconta son voyage).

On teste sur un exemple

Point de départ, au direct : Elle dit : « Je pars demain, je suis épuisée. »

  • Au discours indirect : Elle dit qu'elle partait le lendemain et qu'elle était épuisée.

→ je devient elle, pars devient partait, demain devient le lendemain.

  • Au discours indirect libre : Elle jeta un œil à sa valise. Elle partait le lendemain. Elle était épuisée, tellement épuisée.

→ Plus de guillemets, plus de « que » : la voix du personnage traverse le récit du narrateur.

  • Question : « Est-ce que tu viens ? » devient Il lui demanda si elle venait. (Ni point d'interrogation, ni inversion.)

Le piège classique

Au discours indirect, garder la ponctuation ou la construction du direct : ✗ Il demanda est-ce qu'elle venait ? La bonne forme : ✓ Il demanda si elle venait. Deuxième piège classique : oublier de transformer demain en le lendemain.

L'astuce pour retenir

« Direct, j'entends. Indirect, on me raconte. Indirect libre, les deux voix se superposent. »

Teste-toi

Réponds sans regarder la fiche — 0/3

1. « Il déclara qu'il reviendrait le lendemain » relève du discours…

2. Au discours indirect avec un verbe introducteur au passé, un présent devient…

3. Le discours indirect libre se reconnaît au fait qu'il…

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